- 14 Décembre 2016
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- Localité
- Paris
- Véhicule
- Toyota Prius 4
la discussion https://www.uberzone.fr/threads/on-en-reparle-des-vehicules-autonomes-a-plus-grande-echelle.24438/ m'a interpeller, voir choqué !! d’après moi il fallait une suite... un petit coup de gueule quoi !!
Beaune et la voiture autonome : belle pirouette pour un ministre qui a abandonné les chauffeurs ?
Vous avez regardé la même intervention que moi ? Je suis tombé sur une vidéo où on invite Clément Beaune, notre ex-ministre des Transports, pour donner son avis sur les voitures sans chauffeur. Il nous explique avec force détails à quel point c'est "l'avenir" et qu'il faut absolument que l'Europe se réveille sur ce sujet.
Très bien. Mais pendant qu'il était au gouvernement, qu'a-t-il fait pour ceux qui sont derrière le volant aujourd'hui ? Pas grand-chose, et c'est un doux euphémisme.
Un bilan famélique pour les VTC et les taxis, alors que les chauffeurs de VTC et de taxis enchaînent des journées harassantes certains rapports évoquent 10 à 12 heures par jour, et parfois jusqu'à 70 heures par semaine, où était Clément Beaune pour améliorer leurs conditions ?
La question se pose d'autant plus que la dangerosité et la pénibilité de ce métier sont régulièrement pointées du doigt.
On se souvient surtout des belles paroles. Juste avant les Jeux Olympiques de Paris 2024, le gouvernement avait préparé un plan de transports. Les VTC ont été exclus des voies réservées sur 185 kilomètres, un avantage accordé aux taxis. Les syndicats de chauffeurs avaient pourtant interpellé Clément Beaune en personne, dénonçant des "discriminations". Il s'est contenté de les écouter, et les choses en sont restées là.
Son action la plus "marquante" ? Rappeler à l'ordre les taxis parisiens qui refusaient la carte bancaire. On a le droit de rêver. Pendant ce temps, aucun accord majeur, aucune grande réforme pour sécuriser les revenus ou alléger la charge de travail des chauffeurs.
L’Uber Files : une audition pour la forme ?, pour rappel, suite aux révélations des « Uber Files » ce rapport accablant qui repose sur 124 000 documents internes d’Uber et qui décrit un lobbying intensif pour imposer en France le modèle des VTC, l’Assemblée nationale a mis en place une commission d’enquête chargée d’évaluer les conséquences sociales de l’ubérisation
Et le 25 mai 2023, qui était auditionné ? Clément Beaune lui-même, Il y est venu défendre la « troisième voie » de la France : ni interdire les plateformes, ni les laisser faire n’importe quoi
Une position très politique… qui n’a pas convaincu les députés des oppositions.
Ce jour-là, il a notamment été mis face à ses contradictions : un gouvernement qui, depuis 2017, a multiplié les signes d’ouverture envers Uber tout en promettant des avancées pour les droits des chauffeurs. Interrogé sur l’absence de cadre clair pour le statut des travailleurs des plateformes, le ministre a bégayé des généralités, promettant des négociations européennes. Mais dans les faits, les chauffeurs attendent toujours des mesures concrètes pour sortir de la précarité.
À l’issue de ces auditions, la commission d’enquête a d’ailleurs rendu un rapport accablant, pointant du doigt une relation opaque entre le pouvoir politique et Uber, et reconnaissant surtout que l’État n’avait pas réussi à faire respecter la loi face au géant américain
Et Beaune, qui avait pourtant la main sur les transports, n’a pas vraiment brillé par sa fermeté à cette époque.
Ce qui est frappant, c’est que lors de son audition à l’Assemblée, il a lui-même reconnu que le gouvernement avait, dans les premières années de l’arrivée d’Uber en France, fait preuve d’une grande mansuétude et que l’État avait été « trop faible » face au lobbying agressif de la plateforme.
Mais concrètement, qu’est-ce qui a changé depuis qu’il est aux commandes ? Rien de notable pour les chauffeurs. Et c’est bien là que le bât blesse.
La voiture autonome la solution "miracle" ? et aujourd'hui, le voilà qui nous parle de voitures autonomes. Il faut accélérer, dit-il, car la Chine et les États-Unis sont déjà loin devant.
Mais concrètement, à quoi ressemblera ce futur pour les chauffeurs VTC et taxis ? Leur métier est l'un des plus exposés à l'automatisation. En poussant pour ces technologies, Beaune semble défendre un avenir où des milliers de ces travailleurs pourraient se retrouver sur le carreau, remplacés par des algorithmes.
C'est un comble. Un ancien ministre qui n'a rien fait pour défendre les conditions de travail des chauffeurs aujourd'hui se mue en ardent défenseur de la technologie qui pourrait les rendre obsolètes demain.
Alors, oui, on comprend mieux pourquoi on l'invite pour parler de voitures sans chauffeur. C'est un sujet technologique, presque "sexy", bien loin des réalités du terrain. Pendant ce temps, ceux qui triment vraiment, 9 heures par jour derrière leur volant dans des conditions souvent précaires, peuvent toujours courir pour voir leur situation s'améliorer.
Merci Monsieur l'ancien ministre des transports, vous avez bien protégé vos "protégés".
Beaune et la voiture autonome : belle pirouette pour un ministre qui a abandonné les chauffeurs ?
Vous avez regardé la même intervention que moi ? Je suis tombé sur une vidéo où on invite Clément Beaune, notre ex-ministre des Transports, pour donner son avis sur les voitures sans chauffeur. Il nous explique avec force détails à quel point c'est "l'avenir" et qu'il faut absolument que l'Europe se réveille sur ce sujet.
Très bien. Mais pendant qu'il était au gouvernement, qu'a-t-il fait pour ceux qui sont derrière le volant aujourd'hui ? Pas grand-chose, et c'est un doux euphémisme.
Un bilan famélique pour les VTC et les taxis, alors que les chauffeurs de VTC et de taxis enchaînent des journées harassantes certains rapports évoquent 10 à 12 heures par jour, et parfois jusqu'à 70 heures par semaine, où était Clément Beaune pour améliorer leurs conditions ?
La question se pose d'autant plus que la dangerosité et la pénibilité de ce métier sont régulièrement pointées du doigt.
On se souvient surtout des belles paroles. Juste avant les Jeux Olympiques de Paris 2024, le gouvernement avait préparé un plan de transports. Les VTC ont été exclus des voies réservées sur 185 kilomètres, un avantage accordé aux taxis. Les syndicats de chauffeurs avaient pourtant interpellé Clément Beaune en personne, dénonçant des "discriminations". Il s'est contenté de les écouter, et les choses en sont restées là.
Son action la plus "marquante" ? Rappeler à l'ordre les taxis parisiens qui refusaient la carte bancaire. On a le droit de rêver. Pendant ce temps, aucun accord majeur, aucune grande réforme pour sécuriser les revenus ou alléger la charge de travail des chauffeurs.
L’Uber Files : une audition pour la forme ?, pour rappel, suite aux révélations des « Uber Files » ce rapport accablant qui repose sur 124 000 documents internes d’Uber et qui décrit un lobbying intensif pour imposer en France le modèle des VTC, l’Assemblée nationale a mis en place une commission d’enquête chargée d’évaluer les conséquences sociales de l’ubérisation
Et le 25 mai 2023, qui était auditionné ? Clément Beaune lui-même, Il y est venu défendre la « troisième voie » de la France : ni interdire les plateformes, ni les laisser faire n’importe quoi
Une position très politique… qui n’a pas convaincu les députés des oppositions.
Ce jour-là, il a notamment été mis face à ses contradictions : un gouvernement qui, depuis 2017, a multiplié les signes d’ouverture envers Uber tout en promettant des avancées pour les droits des chauffeurs. Interrogé sur l’absence de cadre clair pour le statut des travailleurs des plateformes, le ministre a bégayé des généralités, promettant des négociations européennes. Mais dans les faits, les chauffeurs attendent toujours des mesures concrètes pour sortir de la précarité.
À l’issue de ces auditions, la commission d’enquête a d’ailleurs rendu un rapport accablant, pointant du doigt une relation opaque entre le pouvoir politique et Uber, et reconnaissant surtout que l’État n’avait pas réussi à faire respecter la loi face au géant américain
Et Beaune, qui avait pourtant la main sur les transports, n’a pas vraiment brillé par sa fermeté à cette époque.
Ce qui est frappant, c’est que lors de son audition à l’Assemblée, il a lui-même reconnu que le gouvernement avait, dans les premières années de l’arrivée d’Uber en France, fait preuve d’une grande mansuétude et que l’État avait été « trop faible » face au lobbying agressif de la plateforme.
Mais concrètement, qu’est-ce qui a changé depuis qu’il est aux commandes ? Rien de notable pour les chauffeurs. Et c’est bien là que le bât blesse.
La voiture autonome la solution "miracle" ? et aujourd'hui, le voilà qui nous parle de voitures autonomes. Il faut accélérer, dit-il, car la Chine et les États-Unis sont déjà loin devant.
Mais concrètement, à quoi ressemblera ce futur pour les chauffeurs VTC et taxis ? Leur métier est l'un des plus exposés à l'automatisation. En poussant pour ces technologies, Beaune semble défendre un avenir où des milliers de ces travailleurs pourraient se retrouver sur le carreau, remplacés par des algorithmes.
C'est un comble. Un ancien ministre qui n'a rien fait pour défendre les conditions de travail des chauffeurs aujourd'hui se mue en ardent défenseur de la technologie qui pourrait les rendre obsolètes demain.
Alors, oui, on comprend mieux pourquoi on l'invite pour parler de voitures sans chauffeur. C'est un sujet technologique, presque "sexy", bien loin des réalités du terrain. Pendant ce temps, ceux qui triment vraiment, 9 heures par jour derrière leur volant dans des conditions souvent précaires, peuvent toujours courir pour voir leur situation s'améliorer.
Merci Monsieur l'ancien ministre des transports, vous avez bien protégé vos "protégés".
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