- 14 Décembre 2016
- 7 082
- 7 322
- Localité
- Paris
- Véhicule
- Toyota Prius 4
Prix du carburant, concurrence déloyale, les chauffeurs VTC ont manifesté à l’aéroport de Beauvais
Ce samedi 4 avril, des chauffeurs VTC du Beauvaisis ont manifesté devant les parkings de l'aéroport de Beauvais
Ils étaient bien visibles aux entrées des différents parkings de l’aéroport de Beauvais (Oise) avec leurs gilets jaunes. Ce samedi 4 avril, dès 8h30, quelques chauffeurs VTC (voiture de transport avec chauffeur) ont manifesté leur mécontentement. Plusieurs raisons les ont poussés à cela, notamment la concurrence déloyale, la hausse du coût du carburant, les listes d’attente mises en place par les applications… Bref, un ras-le-bol général. «On a perdu entre 1 500 € et 2 000 € de chiffre d’affaires depuis le début de l’année», confie Aziz, président de l’union des VTC du Beauvaisis.
Une grosse partie de cette perte est due à la concurrence déloyale qui sévit autour de l’aéroport et qui n’est, selon les chauffeurs locaux, pas assez réprimée par les autorités. Chaque chauffeur est affilié à un lieu particulier. Dans le Beauvaisis, on en dénombre environ 120. Lorsqu’ils effectuent une course, par exemple un trajet aéroport de Beauvais-Paris, les chauffeurs sont obligés de rentrer dans le Beauvaisis pour en effectuer une nouvelle. À Paris, ils ne sont pas habilités à prendre qui que ce soit. Ils rentrent donc à vide. Sauf que, selon eux, de plus en plus de chauffeurs qui ne sont pas de la région se permettent de venir travailler à l’aéroport de Beauvais, où la clientèle est présente, et en quelque sorte de «leur prendre leur travail». «Nous on paye 990 € le parking à l’année à l’aéroport, justifie Aziz. Le dépose-minute devait être payant dès le deuxième passage, ce n’est pas le cas. Alors ils viennent, prennent des passagers et ne paient rien.»
Les chauffeurs réclament plus de contrôles
Qui plus est, l’algorithme des applications comme Uber aurait tendance à favoriser les chauffeurs extérieurs, ceux-ci ayant un tarif plus bas. «C’est de la maraude électronique, continue Aziz. C’est passible de 1 500 € d’amende.» Pour les chauffeurs VTC du Beauvaisis, il faudrait que les forces de l’ordre augmentent les contrôles. «Il y a 200 chauffeurs extérieurs qui sont arrivés au niveau de l’aéroport. Ils se passent le mot sur Telegram ou Instagram, ils savent qu’il n’y a pas de contrôle. On veut juste que la loi soit appliquée en fait. À cause de ça, il nous arrive de ne pas bosser pendant une journée entière parfois.»
À cela s’ajoute en ce moment la hausse du prix du carburant, qui impacte forcément les chauffeurs, même si la plupart roule en hybride. «Les plateformes ne revalorisent pas les courses en fonction de cette hausse», se désolent les chauffeurs. Les fins de mois deviennent de plus en plus compliqués pour ces professionnels du transport. «Quelques-uns ont dû fermer leur entreprise cette année, déplore Aziz. Sur une course que vous payez 120 €, il ne nous reste plus grand chose quand on enlève la part de l’application (45%), le gasoil, le péage, les taxes, l’entretien du véhicule et le retour à vide…»
L’union des chauffeurs du Beauvaisis a écrit au préfet pour, au moins, accentuer les contrôles au niveau de l’aéroport. À voir si ceux-ci se révèleront efficaces.
www.oisehebdo.fr
Ce samedi 4 avril, des chauffeurs VTC du Beauvaisis ont manifesté devant les parkings de l'aéroport de Beauvais
Ils étaient bien visibles aux entrées des différents parkings de l’aéroport de Beauvais (Oise) avec leurs gilets jaunes. Ce samedi 4 avril, dès 8h30, quelques chauffeurs VTC (voiture de transport avec chauffeur) ont manifesté leur mécontentement. Plusieurs raisons les ont poussés à cela, notamment la concurrence déloyale, la hausse du coût du carburant, les listes d’attente mises en place par les applications… Bref, un ras-le-bol général. «On a perdu entre 1 500 € et 2 000 € de chiffre d’affaires depuis le début de l’année», confie Aziz, président de l’union des VTC du Beauvaisis.
Une grosse partie de cette perte est due à la concurrence déloyale qui sévit autour de l’aéroport et qui n’est, selon les chauffeurs locaux, pas assez réprimée par les autorités. Chaque chauffeur est affilié à un lieu particulier. Dans le Beauvaisis, on en dénombre environ 120. Lorsqu’ils effectuent une course, par exemple un trajet aéroport de Beauvais-Paris, les chauffeurs sont obligés de rentrer dans le Beauvaisis pour en effectuer une nouvelle. À Paris, ils ne sont pas habilités à prendre qui que ce soit. Ils rentrent donc à vide. Sauf que, selon eux, de plus en plus de chauffeurs qui ne sont pas de la région se permettent de venir travailler à l’aéroport de Beauvais, où la clientèle est présente, et en quelque sorte de «leur prendre leur travail». «Nous on paye 990 € le parking à l’année à l’aéroport, justifie Aziz. Le dépose-minute devait être payant dès le deuxième passage, ce n’est pas le cas. Alors ils viennent, prennent des passagers et ne paient rien.»
Les chauffeurs réclament plus de contrôles
Qui plus est, l’algorithme des applications comme Uber aurait tendance à favoriser les chauffeurs extérieurs, ceux-ci ayant un tarif plus bas. «C’est de la maraude électronique, continue Aziz. C’est passible de 1 500 € d’amende.» Pour les chauffeurs VTC du Beauvaisis, il faudrait que les forces de l’ordre augmentent les contrôles. «Il y a 200 chauffeurs extérieurs qui sont arrivés au niveau de l’aéroport. Ils se passent le mot sur Telegram ou Instagram, ils savent qu’il n’y a pas de contrôle. On veut juste que la loi soit appliquée en fait. À cause de ça, il nous arrive de ne pas bosser pendant une journée entière parfois.»
À cela s’ajoute en ce moment la hausse du prix du carburant, qui impacte forcément les chauffeurs, même si la plupart roule en hybride. «Les plateformes ne revalorisent pas les courses en fonction de cette hausse», se désolent les chauffeurs. Les fins de mois deviennent de plus en plus compliqués pour ces professionnels du transport. «Quelques-uns ont dû fermer leur entreprise cette année, déplore Aziz. Sur une course que vous payez 120 €, il ne nous reste plus grand chose quand on enlève la part de l’application (45%), le gasoil, le péage, les taxes, l’entretien du véhicule et le retour à vide…»
L’union des chauffeurs du Beauvaisis a écrit au préfet pour, au moins, accentuer les contrôles au niveau de l’aéroport. À voir si ceux-ci se révèleront efficaces.
Prix du carburant, concurrence déloyale, les chauffeurs VTC ont manifesté à l'aéroport de Beauvais - Oise Hebdo
Ce samedi 4 avril, des chauffeurs VTC du Beauvaisis ont manifesté devant les parkings de l'aéroport de Beauvais.













