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Info Indonesie/Bali : un combat “VTC Vs Taxis” dont la plupart des touristes ne se doutent pas


Info Indonesie/Bali : un combat “VTC Vs Taxis” dont la plupart des touristes ne se doutent pas


AZF

La passion du VTC
PREMIUM
MODO
VTC
14 Décembre 2016
7 200
7 440
Localité
Paris
Véhicule
Toyota Prius 4
À Bali, une “guerre des taxis” dont “la plupart des touristes ne se doutent pas”
Sur l’île indonésienne de Bali, un vieux conflit oppose les chauffeurs utilisant les applications de VTC aux “banjar”, des conseils communautaires de villageois. Conséquence : les touristes doivent payer leurs courses plus cher, raconte le journal hongkongais “South China Morning Post”.

C’est trop dangereux. Je ne peux pas venir.” Telle est la réponse que Katie Williams, une touriste australienne, a reçu de son chauffeur alors qu’elle venait de commander une course sur l’application Grab, qui permet de réserver des voitures avec chauffeur (VTC), pour se rendre à Canggu, un village côtier situé au sud de Bali.

Le chauffeur lui a plutôt demandé de le rejoindre là où il se trouvait. La trentenaire a eu beau expliquer que ses deux parents âgés l’accompagnant pouvaient difficilement marcher sur une longue distance, rien n’y a fait, raconte le South China Morning Post (SCMP). Résultat, Katie Williams a dû se rabattre sur un chauffeur de taxi local, qui lui a fait payer “le double du prix initial”.

Un conflit de longue date
Comme l’explique le quotidien anglophone de Hong Kong, cette mésaventure illustre bien la “guerre des taxis” qui sévit dans la très touristique île indonésienne, un “conflit de longue date entre la commodité algorithmique des géants des VTC […] et le pouvoir des banjar”, ces conseils communautaires de villageois “qui régissent encore une grande partie de la vie quotidienne” à Bali.

Les banjar détiennent une forme d’autorité municipale qui les voit notamment fixer les tarifs des courses de taxis. “Non négociables”, ces derniers “sont systématiquement plus élevés que ceux des applications de VTC et sont généralement calculés sur la base d’un aller-retour”, précise le SCMP. Une partie conséquente du montant de la course – 30 %, dans le cas d’un chauffeur local cité par le journal – revient au banjar.

Accusés de faire baisser les prix du marché sans participer à la communauté, les chauffeurs utilisant les applications de VTC sont quant à eux parfois intimidés, voire agressés, raconte encore le journal hongkongais, et il existe sur l’île des “zones interdites” non officielles pour ces conducteurs. Le SCMP y voit “le symptôme d’une anxiété plus profonde”, alors que le nombre de touristes étrangers a diminué au premier trimestre 2026, en raison notamment des annulations de vols et perturbations liées au conflit au Moyen-Orient.

 



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