Or, en connaissant les tarif merdiers de bolt, mon c.. ces trajets sont faits avec bolt ou plateforme... 500e pour 2 trajets ? Il se peut même que ce n'était pas une premiere fois. Et même si c'était une première, au premier trajet deja "le negocier les tarifs" le dit tres longue...
Si d'une côté on a pas le droit de savoir la raison des trajets, ou de demander papiers (par contre en covoiturage il le faut de savoir avec qui on s'embarque, car on risque bien plus que ce monsieur "chauffeur"), la defense ne tient pas trop..
Source actu.fr:
« Il leur a fait courir un danger mortel » : ce chauffeur VTC conduisait des migrants jusqu’à cette plage près de Dieppe
Un chauffeur VTC âgé de 39 ans a été jugé à Dieppe pour avoir transporté des migrants depuis deux villes des Hauts-de-France vers Petit-Caux, dans la nuit du 20 au 21 juillet 2026.
Le véhicule du chauffeur Uber qui a transporté plusieurs migrants des Hauts-de-France vers Petit-Caux a été confisqué.
Le véhicule du chauffeur Uber qui a transporté plusieurs migrants des Hauts-de-France vers Petit-Caux a été confisqué.
Deux trajets nocturnes et une seule destination. Dans la nuit du 20 au 21 juillet 2026, un chauffeur VTC travaillant pour Uber conduit plusieurs migrants à bord de son véhicule de la marque Toyota – onze personnes au total – d’abord depuis Calais, puis depuis Abbeville, à chaque fois en direction de la valleuse du Val-au-Prêtre, sur la plage de Belleville-sur-Mer, à Petit-Caux (Seine-Maritime).
Cette nuit-là, les gendarmes, qui se trouvent dans les parages, finissent par tomber nez à nez avec l’un des migrants transportés. Il leur indique attendre un bateau pour partir en Angleterre. À proximité, les forces de l’ordre découvrent une vingtaine de ressortissants étrangers en situation irrégulière, qui semblent attendre la même chose.
Originaire de Roubaix et âgé de 39 ans, ce chauffeur lillois, interpellé par les forces de l’ordre à l’issue du second trajet, à 6h30, a été jugé en comparution immédiate au tribunal de Dieppe, quelques jours après les faits, le vendredi 24 juillet.
Il empoche 500 euros sur les deux courses
Pour ces deux courses, le prévenu explique avoir touché un total de 500 euros. « Il n’avait aucune volonté de commettre une infraction pénale. Son métier, c’est de conduire les gens. Quand il conduit des personnes, il n’a pas le droit de leur demander leurs papiers. On lui donne juste un lieu vers lequel il doit les déplacer », note son avocat.
Devant les juges, le prévenu précise que toutes les courses qu’il effectue sont commandées depuis l’application Bolt. Les clients renseignent le lieu où ils se trouvent, et celui où ils veulent être déposés.
Par deux fois, donc, des passagers différents lui ont demandé, dans la même nuit à quelques heures d’intervalle, de les emmener des Hauts-de-France à la plage de la valleuse du Val-au-Prêtre.
Selon la présidente, cette coïncidence n’avait rien d’anodin : « Vous allez chercher des personnes irakiennes, somaliennes et égyptiennes qui vivent dans des conditions précaires, avec un type qui est seul à parler français et veut négocier le prix de la course et vous ne vous dites pas que ce n’est pas net ? », l’interroge-t-elle.
Car, si les « jungles » de Calais et de Dunkerque sont les plus connues, en raison du nombre important de migrants qui y transitent, « il est devenu de plus en plus difficile pour les migrants de partir depuis ces villes, et ils sont souvent conduits vers le littoral normand pour aller en Angleterre », relève l’un des juges assesseurs.
Clamant son innocence, le prévenu, arrivé d’Algérie en 2014, qui dispose d’un titre de séjour régulier jusqu’en 2035, assure ne pas avoir pris conscience qu’il s’agissait de migrants avant le second trajet : « Je ne vois jamais de migrants partir vers l’Angleterre ailleurs que depuis Calais. Si j’avais su qu’ils avaient un plan pour traverser, j’aurais appelé la police. Je suis sous le choc, je ne sais pas quoi dire. Je ne veux pas risquer ma vie pour des gens comme eux qui veulent traverser », promet ce père de six enfants.
30 mois de prison ferme requis
Le substitut du procureur de la République rétorque que c’est surtout la vie des migrants qu’il met en péril : « Il leur a fait courir un danger mortel, pour l’appât du gain. En audition, il a dit que c’était la première fois qu’il gagnait autant d’argent en une nuit. En arrivant aux abords d’une plage de la Manche, après deux trajets depuis Calais et Abbeville, il ne pouvait pas ignorer qu’un départ en mer se préparait, avance-t-il, en requérant 30 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. Je rappelle que quatre migrants sont morts en avril dernier en tentant de traverser la Manche ».
Reconnu coupable d’aide à la circulation irrégulière d’étrangers en France, le prévenu a été condamné à une peine de deux ans de prison avec sursis. Les 500 euros empochés cette nuit-là lui sont confisqués, au même titre que les autres scellés, son téléphone et son véhicule de chauffeur.
Un chauffeur VTC âgé de 39 ans a été jugé à Dieppe pour avoir transporté des migrants depuis deux villes des Hauts-de-France vers Petit-Caux, dans la nuit du 20 au 21 juillet 2026.
actu.fr