- 14 Décembre 2016
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- Localité
- Paris
- Véhicule
- Toyota Prius 4
Aeroport d’Orly, les policiers jouent au chat et à la souris avec les racoleurs et chauffeurs VTC
Ce vendredi, plusieurs brigades d’intervention dédiées à la sécurité du site ont travaillé de concert pour lutter contre les taxis et autres chauffeurs de VTC clandestins prêts à arnaquer les touristes.

Une nouvelle opération de police était organisée ce vendredi matin à l'aéroport d'Orly pour faire la chasse aux taxis clandestins.
« Ca m’a l’air lourd, ce paquet. Viens, je vais te le porter jusqu’à ma voiture. » Il est 7h30, à l’aéroport d’Orly. Les voyageurs qui atterrissent tout juste de Cayenne, Pointe-à-Pitre ou Casablanca ont les yeux à peine ouverts que des hommes leur proposent de porter leurs bagages jusqu’à leur « taxi ».
Le racolage a beau être interdit - ils encourent jusqu’à 1 500 euros d’amende -, il y en a toujours une petite poignée à virevolter autour des touristes pour tenter de les convaincre de les suivre. De faux VTC et taxis qui cherchent à détourner les clients des files d’attente officielles pour les embarquer sur une course qui leur coûtera souvent beaucoup plus cher.
Comme toujours, pour contrer ce phénomène mais aussi faire respecter les files d’attente des taxis, Marie*, major de police au service sécurité quotidienne de l’aéroport depuis 2020, veille au grain. Avec ses collègues de l’UCTP, plus connus sous le nom de « Boers », ils sont plusieurs dizaines dispatchés sur les quatre zones de l’aéroport. Halls d’arrivée, dépose minute… Les endroits stratégiques sont ciblés.
« Vous n’avez pas à être là, monsieur. C’est très clair, il est marqué sur le panneau Dépose minute », insiste un policier auprès d’un chauffeur VTC officiel. Pris la main dans le sac, l’homme est prié de présenter différentes pièces : permis de conduire, assurances, attestation de formation, du contrôle médical… Plusieurs documents manquent. « Il y a des règles à respecter », lui rappelle un des deux policiers. « Si vous ne vouliez pas d’ennuis, il fallait partir avant notre arrivée », lui fait remarquer son collègue.
« En général, quand ils nous voient, ils s’éparpillent comme des moineaux », raconte Marie en s’approchant de la station d’attente des taxis. La voiture de police et les hommes en uniforme ont vite fait de convaincre les taxis de déplacer leurs véhicules un peu plus loin dans la zone de stockage. « Ici, ils ne doivent pas être plus de 9, c’est la règle », insiste Marie.
Pour piéger les racoleurs en revanche, les uniformes trop repérables dans les salles des terminaux restent au vestiaire. « Les agents sont en civil pour se fondre dans la masse » et les caméras sont des alliées de poids pour apporter des preuves, identifier les auteurs et étayer les procédures judiciaires.
Vers 9 heures, alors que de nouveaux vols viennent d’atterrir, Marie et ses troupes décident de rallier le coin « dépose minute » 45 D, devant l’aérogare 4 pour vérifier que les VTC qui s’y engouffrent ne s’y attardent pas trop longtemps. « Il faut qu’ils aient un bon de prise en charge, sinon c’est de la maraude électronique (NDLR : attendre sur la voie publique l’arrivée d’un potentiel nouveau client). Et ça, ils n’ont pas le droit de faire », rappelle la policière.
Des voituriers qui sont allés chercher leurs passagers au hall d’arrivées s’empressent de regagner leurs voitures pour ne pas écoper d’une amende.
Mais Marie ne se fait pas d’illusion : ils seront très vite de retour aux abords de l’aéroport même s’ils se font interpeller 3 ou 4 fois dans le mois. « C’est un peu le jeu du chat et de la souris », résume-t-elle un brin résignée.
www.leparisien.fr
Ce vendredi, plusieurs brigades d’intervention dédiées à la sécurité du site ont travaillé de concert pour lutter contre les taxis et autres chauffeurs de VTC clandestins prêts à arnaquer les touristes.

Une nouvelle opération de police était organisée ce vendredi matin à l'aéroport d'Orly pour faire la chasse aux taxis clandestins.
« Ca m’a l’air lourd, ce paquet. Viens, je vais te le porter jusqu’à ma voiture. » Il est 7h30, à l’aéroport d’Orly. Les voyageurs qui atterrissent tout juste de Cayenne, Pointe-à-Pitre ou Casablanca ont les yeux à peine ouverts que des hommes leur proposent de porter leurs bagages jusqu’à leur « taxi ».
Le racolage a beau être interdit - ils encourent jusqu’à 1 500 euros d’amende -, il y en a toujours une petite poignée à virevolter autour des touristes pour tenter de les convaincre de les suivre. De faux VTC et taxis qui cherchent à détourner les clients des files d’attente officielles pour les embarquer sur une course qui leur coûtera souvent beaucoup plus cher.
Comme toujours, pour contrer ce phénomène mais aussi faire respecter les files d’attente des taxis, Marie*, major de police au service sécurité quotidienne de l’aéroport depuis 2020, veille au grain. Avec ses collègues de l’UCTP, plus connus sous le nom de « Boers », ils sont plusieurs dizaines dispatchés sur les quatre zones de l’aéroport. Halls d’arrivée, dépose minute… Les endroits stratégiques sont ciblés.
« Vous n’avez pas à être là, monsieur. C’est très clair, il est marqué sur le panneau Dépose minute », insiste un policier auprès d’un chauffeur VTC officiel. Pris la main dans le sac, l’homme est prié de présenter différentes pièces : permis de conduire, assurances, attestation de formation, du contrôle médical… Plusieurs documents manquent. « Il y a des règles à respecter », lui rappelle un des deux policiers. « Si vous ne vouliez pas d’ennuis, il fallait partir avant notre arrivée », lui fait remarquer son collègue.
« En général, quand ils nous voient, ils s’éparpillent comme des moineaux », raconte Marie en s’approchant de la station d’attente des taxis. La voiture de police et les hommes en uniforme ont vite fait de convaincre les taxis de déplacer leurs véhicules un peu plus loin dans la zone de stockage. « Ici, ils ne doivent pas être plus de 9, c’est la règle », insiste Marie.
Pour piéger les racoleurs en revanche, les uniformes trop repérables dans les salles des terminaux restent au vestiaire. « Les agents sont en civil pour se fondre dans la masse » et les caméras sont des alliées de poids pour apporter des preuves, identifier les auteurs et étayer les procédures judiciaires.
Vers 9 heures, alors que de nouveaux vols viennent d’atterrir, Marie et ses troupes décident de rallier le coin « dépose minute » 45 D, devant l’aérogare 4 pour vérifier que les VTC qui s’y engouffrent ne s’y attardent pas trop longtemps. « Il faut qu’ils aient un bon de prise en charge, sinon c’est de la maraude électronique (NDLR : attendre sur la voie publique l’arrivée d’un potentiel nouveau client). Et ça, ils n’ont pas le droit de faire », rappelle la policière.
Des voituriers qui sont allés chercher leurs passagers au hall d’arrivées s’empressent de regagner leurs voitures pour ne pas écoper d’une amende.
Mais Marie ne se fait pas d’illusion : ils seront très vite de retour aux abords de l’aéroport même s’ils se font interpeller 3 ou 4 fois dans le mois. « C’est un peu le jeu du chat et de la souris », résume-t-elle un brin résignée.
À l’aéroport d’Orly, les policiers jouent au chat et à la souris avec les racoleurs et chauffeurs VTC
Ce vendredi, plusieurs brigades d’intervention dédiées à la sécurité du site ont travaillé de concert pour lutter contre les taxis et autres









